Mardi 1 septembre 2009 2 01 /09 /Sep /2009 10:18


Luc Chatel poursuit les réformes Darcos

Lors de sa conférence de rentrée, le ministre de l'éducation nationale a inscrit son programme dans la continuité de l'action de X Darcos.

Ainsi la réforme de la formation des enseignants sera appliquée en 2010.
Le ministre avait d'ailleurs pris l'initiative de publier cet été les décrets organisant la formation.

Même rythme pour la réforme du lycée
. Il en livrera les grandes orientations fin septembre et elle entrera en application à la rentrée 2010.

Alors qu'est ce qui distingue L Chatel ?
  Le ministre a annoncé quelques initiatives nouvelles. D'abord en maternelle où l'accord avec l'Ageem, association d'enseignants, va se traduire par un plan de formation spécifique, conçu avec l'Ageem, destiné aux nouveaux enseignants.

Au primaire, le ministre annonce que l'aide personnalisée
, les fameuses deux heures hebdomadaires destinées aux élèves en difficulté, fera l'objet d'une évaluation par l'Inspection générale.

Source et article complet dans l'
expresso

Dossier de presse sur le site du ministère de l'Education Nationale


Publié dans : divers
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 28 août 2009 5 28 /08 /Août /2009 11:37


COMMUNIQUE
du Réseau des enseignants du primaire en résistance pédagogique
 
A l'issue de sa première université d'été qui s'est tenue à Montpellier, le réseau des enseignants du primaire en résistance informe des décisions qu'il a prises.
 
Dénomination
 
Le Réseau des enseignants du primaire en résistance est un mouvement de réflexion et d'action  qui a pour objectif de défendre et promouvoir une école publique, équitable, humaine et respectueuse de l'intérêt de l'enfant. Il s'appuie sur la Charte de la résistance pédagogique et l'Appel des enseignants du primaire en résistance, textes fondateurs de l'identité du réseau. Les enseignants du primaire en résistance s'opposent, y compris par la désobéissance, aux « réformes » structurelles et pédagogiques qui déconstruisent l'école publique ; dans le même temps, ils proposent et mettent en oeuvre des dispositifs pédagogiques qui vont dans le sens du respect, de la coopération et du progrès de tous les élèves.
 
Site internet
 
Dès la rentrée, un nouveau site internet, qui sera le site officiel du réseau, à l'adresse
www.resistancepédagogique.org prendra le relais du blog Résistance pédagogique pour l'avenir de l'école initiateur du mouvement des désobéisseurs.
 
Charte de la résistance pédagogique (ci-jointe)
 
Une Charte de la résistance pédagogique a été élaborée et adoptée. Elle sera soumise à la signature des enseignants du primaire sur le site internet du réseau. La signature de cette Charte vient se substituer à l'envoi de lettres de désobéissance, personnelles ou collectives, à nos inspecteurs. Mais nous sommes toujours dans une résistance ouverte, affichée, transparente afin de montrer à notre hiérarchie que les enseignants du primaire en résistance sont encore plus nombreux et toujours déterminés. Cette charte présente nos engagements pour construire une école du respect, de la coopération et du progrès pour tous. Elle insiste davantage sur la dimension positive et constructive de notre résistance, mais il n'en reste pas moins que la dimension du refus des dispositifs pédagogiques des dernières « réformes » demeure présente.
 
Caisse nationale de solidarité
 
Nous organisons une caisse nationale de solidarité sous la forme d'une association loi 1901 qui sera gérée de façon autonome. Cette caisse permettra de faire face aux sanctions financières, de soutenir les enseignants qui sont victimes de retraits de salaire et de participer aux frais de la défense lorsque nous contestons ces décisions devant les tribunaux administratifs. Systématiquement, nous contesterons devant la justice les retraits de salaire qui sont des abus de pouvoir caractérisés et nous nous félicitons que les premières décisions de ces tribunaux, à Montpellier et Marseille, nous aient été favorables.
 
Base Elèves : Soutien aux directeurs sanctionnés
 
Le Réseau des enseignants du primaire en résistance apporte son soutien aux directeurs menacés de sanction pour leur refus de renseigner le fichier Base Elèves. Ce fichier a fait l'objet d'une condamnation de la part de l'ONU qui recommande que seules des données anonymes soient rentrées dans des bases de données et que l'utilisation des données collectées soient régulée par la loi de manière à en prévenir un usage abusif. Il est inadmissible que des directeurs soient menacés et sanctionnés pour avoir respecté le principe de cette recommandation. Le Réseau des enseignants du primaire en résistance appelle à rejoindre le rassemblement jeudi 27 août à 14h devant l'Inspection Académique de l'Hérault en soutien à Isabelle Huchard et Bastien Cazals, menacés de perdre leur fonction de direction et lundi 31 août à 8h30 devant l'inspection académique de Foix en soutien à François de Lillo, dans la même situation pour les mêmes raisons.
 
Montpellier, le jeudi 27 Août 2009

 


Contacts :


Bastien Cazals (Montpellier) : 06 59 15 93 16

Diane Combes (Marseille) : 06 15 55 25 93


Alain Refalo (Toulouse) : 06 61 58 10 55

Valérie Hillion (Nantes) : 06 83 34 95 68


Charte de la résistance pédagogique des enseignants du primaire

Publié dans : résistance pédagogique
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 27 août 2009 4 27 /08 /Août /2009 12:19


L'EXPRESS.fr


"Désobéisseurs"
ne veut pas dire désorganisés. Une université d'un nouveau genre s'est ouverte à Montpellier, autour d'Alain Refalo, un instituteur de Colomiers, près de Toulouse, à l'origine de la création du mouvement dit des "désobéisseurs". Elle vise à structurer les quelque 3000 professeurs des écoles qui s'opposent à leur hiérarchie et refusent d'appliquer certaines réformes mises en place par l'Education nationale.

Une trentaine d'entre eux ont commencé ce mercredi à rédiger une "charte de la résistance pédagogique" afin de donner une armature à ce mouvement jusque là plutôt spontané. Le but: réaffirmer les principes d'un mouvement qui se veut garant de l'intérêt et du respect de l'élève. Et, au passage, convaincre et recruter d'autres désobéisseurs en leur offrant un paravent protecteur vis à vis de leur administration.

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/education/l-universite-d-ete-des-desobeisseurs_782506.html


LADEPECHE.fr

Aujourd'hui, nous revenons sur le fond du problème que nous avions soulevé : l'intérêt de l'enfant. Nous souhaitons mettre en places des dispositifs alternatifs » explique Bastien Cazals, le directeur de l'école maternelle de Saint Jean de Védas (Hérault) en première ligne de la résistance au même titre qu'Alain Réfalo (Colomiers). « Le nombre des enseignants déclarés désobéisseurs est assez faible dans certains départements. Cette charte est un texte ouvert, pas enfermée dans un mouvement. Elle repose sur des pratiques que des enseignants mettent déjà en place dans les classes » ajoute Marie-Hélène Robert, enseignante (CP-CE1) à Vézins de Levezou (Aveyron) qui espère agrandir le cercle des résistants (douze à ce jour) dans son département. « C'est important de savoir que nous ne sommes pas seuls face aux collègues qui peuvent douter, pour redémarrer les actions dès la rentrée » ajoute Anne Marie Pons de Lourde (Haute Garonne).

http://www.ladepeche.fr/article/2009/08/27/661046-Montpellier-Les-enseignants-desobeisseurs-preparent-leur-charte.html


LIBERATION.fr

 

Loin de plier devant les sanctions-retenue de salaire, baisse d’échelon-, ces professeurs des écoles refusent d’appliquer certaines réformes jugées nuisibles.

Alain Refalo, 45 ans, instituteur à Colomiers (Haute-Garonne),
Je suis rentré en résistance à la rentrée 2008 en remplaçant les 2 heures d'aide personnalisée par un atelier de théâtre collectif, tout en mettant en place des dispositifs de soutien sur le temps obligatoire. Je l'ai fait savoir à mon inspecteur. Etre "désobéisseur", c'est afficher et assumer sa résistance. C'est une démarche loyale et responsable.

Dominique Larièpe, 49 ans, enseignante à Gergy (Saône et Loire),
Fini de cautionner des dispositifs incohérents au regard des besoins et des rythmes chronobiologiques des enfants. Je viens à ces Universités d'été des enseignants désobéisseurs pour réfléchir aux actions et aux projets à mener. Ce mouvement est une force de propositions et d'alternatives.»

Isabelle Huchard, 47 ans, directrice d'école à Saint Christol (Hérault)
Je ne veux pas casser  l'Ecole publique. J'ai envie que les parents d'élèves et les citoyens travaillent avec nous pour la transformer. Elle n'appartient pas aux enseignants, ni aux parents, ni au ministre.»

Bastien Cazals, 33 ans, directeur et professeur des écoles à Saint Jean-de Védas (Hérault)

«Depuis mon entrée en 2002 dans l'enseignement, j'ai vu une accumulation de réformes dont la cohérence m'est devenue insupportable à la rentrée 2008. Outre l'évidente logique budgétaire, l'État français renonce progressivement à l'éducation de pans entiers de notre population enfantine (les enfants handicapés et en difficulté scolaire, la petite enfance). Il s'apprête à consacrer l'inégalité des écoles sur le territoire et à organiser leur mise en concurrence : la suppression de la carte scolaire, la publication des résultats aux évaluations nationales et le financement public de l'enseignement privé constituent un cocktail redoutable d'armes de destruction massive de notre école publique.
Après avoir songé à démissionner, j'ai écrit à Nicolas Sarkozy le 25 novembre 2008. La publication de ce texte a déclenché des sanctions administratives.

Aujourd'hui, nous voulons provoquer un grand débat public dans lequel les organisations syndicales et politiques s'impliquent, un premier pas vers des Etats généraux de l'Education.»


http://www.libetoulouse.fr/2007/2009/08/etre-d%C3%A9sob%C3%A9isseur-cest-une-d%C3%A9marche-loyale.html


Publié dans : résistance pédagogique
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 21 août 2009 5 21 /08 /Août /2009 11:43


Entretien de Philippe Meirieu
avec le magazine LA CLASSE
(numéro spécial de rentrée IUFM)

Sur son blog : http://www.meirieu.com/




Publié dans : divers
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 11 août 2009 2 11 /08 /Août /2009 14:09


Durant la semaine du 6 au 10 juillet, les enseignants en résistance pédagogique se sont retrouvés , à Marseille, pour leur première rencontre nationale.

Les référents de la plupart des départements se sont réunis afin faire le bilan de cette année très mouvementée,  pour envisager la poursuite de la lutte engagée et surtout pour défendre les collègues que l'administration veut sanctionner pour l'exemple.

En ce qui concerne le mouvement de Résistance Pédagogique, les 2 journées de travail à Marseille ont permis de dessiner les contours de ce qui va devenir un lieu essentiel
de débat, de résistance et de propositions pédagogiques.

Une charte
sera rédigée pendant l'été, elle permettra à de très nombreux collègues d'adhérer à ce mouvement de résistance sans pour autant s'engager dans des actions de désobéissance plus radicales. La charte ouvrira grand la porte à ces dizaines de milliers de mécontents  qui, s'ils ne désobéissent pas, ne  se satisfont pas des réformes  récentes  qui tendent à préparer l'éducation  nationale pour  le grand marché de l'éducation.

Du 25 au 27 août, se tiendra la première université d'été des Enseignants du Primaire en Résistance, à Montpellier.

Malgré les menaces et sanctions, la rentrée ne se fera pas sans nous, pour que l'école publique continue à être un lieu d'égalité républicaine et ne deviennent pas une un supermarché comme les autres.


Source :
Résistance Pédagogique 16

Publié dans : résistance pédagogique
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 24 juillet 2009 5 24 /07 /Juil /2009 17:28

COMMUNIQUE  -  24 juillet 2009

du Comité de soutien à Alain Refalo
et du Mouvement des Enseignants du primaire en Résistance Pédagogique  

Alain Refalo, professeur des écoles à l'école Jules Ferry de Colomiers, qui a comparu en commission disciplinaire le jeudi 9 juillet à l'inspection académique à Toulouse vient de se voir signifier une sanction disciplinaire de catégorie 2 : abaissement d'un échelon, soit la sanction qui a le plus de conséquences financières sur son traitement. S'ajoutant à la promotion qui lui a été refusée au mois de février, et indépendamment des 19 jours de salaire qui lui ont déjà été soustraits, cette sanction représente pour les quatre ans qui viennent une perte d'au moins 7 000 euros, alors qu' Alain Refalo a effectué l'intégralité de son service devant les élèves et que les rapports pédagogiques de ses inspecteurs sont élogieux. Les faits reprochés à Alain Refalo sont les suivants : refus d'obéissance, manquement au devoir de réserve, incitation à la désobéissance collective, attaque publique contre un fonctionnaire de l'Education Nationale. Il s'agit donc bien d'une sanction politique pour briser professionnellement l'initiateur du mouvement de résistance pédagogique et bâillonner la liberté d'expression des enseignants.  

Le comité de soutien à Alain Refalo et le Mouvement des Enseignants du primaire en Résistance Pédagogique considèrent cette sanction, décidée par le ministre Luc Chatel, comme une attaque directe à l'encontre de tous les enseignants en résistance et plus largement de tous les citoyens et les élus qui se sont mobilisés massivement le 9 juillet pour soutenir Alain Refalo et défendre l'école publique. L'inspecteur d'académie de la Haute-Garonne qui avait indiqué à plusieurs reprises qu'il n'y aurait pas de sanction disciplinaire à l'encontre d'Alain Refalo, et qui, le vendredi 10 juillet, lors de son point de presse, avait souhaité s'inscrire dans une démarche d'apaisement, a doublement menti.  

Luc Chatel qui ne cesse d'afficher une posture d'ouverture et de dialogue en direction des enseignants vient de montrer toute la duplicité de ses propos. La porte du dialogue que nous avions toujours laissée entrouverte est pour l'heure fermée de part la volonté du ministre qui devra en assumer toutes les conséquences dès la rentrée. Cette grave et injuste décision n'entamera pas la détermination d'Alain Refalo et celle de milliers d'enseignants du primaire en résistance dont les coordinateurs de toute la France se réuniront à la fin du mois d'août à Montpellier pour décider des initiatives communes de résistance aux "réformes" scélérates qui déconstruisent l'école publique.  

Blog Résistance pédagogique pour l'avenir de l'école
http://resistancepedagogique.blog4ever.com/blog/index-252147.html  

Comité de soutien à Alain Refalo
Patrick Jimena : 06 81 84 39 97
jimpat3@hotmail.com



Déclaration d'Alain Refalo du 24 juillet 2009

« Ne nous résignons pas. Osons dessiner, dès aujourd'hui, un à-venir pour l'école aux couleurs de la générosité et de l'espérance. »

J'appelle, avec tous les enseignants du primaire en résistance, à une insurrection des consciences de la société civile pour sauver l'école de la République aujourd'hui menacée.

 

J'appelle les enseignants à se ressaisir en refusant cette attitude de soumission permanente et aveugle qu'une hiérarchie abusant de son autorité veut nous imposer au mépris de toute confiance et de tout respect envers les professeurs des écoles confrontés à des difficultés inégalées au quotidien.

 

J'appelle les syndicats d'enseignants à jouer pleinement leur rôle en organisant dès la rentrée un mouvement de résistance puissant à ces réformes scélérates qui aggravent une situation d'enseignement délicate et tout particulièrement à ces dispositifs pédagogiques qui trahissent l'esprit de notre mission qui est la réussite de tous les élèves.

 

J'appelle les parents d'élèves, les citoyens et les élus à se mobiliser pour défendre le service public d'éducation que le pouvoir veut démanteler alors que nous avons plus que jamais besoin d'un système éducatif cohérent, outillé pour affronter les défis de l'échec scolaire et de la violence juvénile.

 

A tous mes collègues déjà entrés en résistance et à tous ceux qui le seront inévitablement bientôt, je leur dis : ne nous résignons pas, car se résigner c'est déjà abdiquer de sa liberté, de sa raison et de sa dignité. Ayons confiance en nous-mêmes. Vous le savez, le verbe résister est un verbe qui se conjugue au présent... Alors osons dessiner, dès aujourd'hui, un a-venir pour l'école aux couleurs de la générosité et de l'espérance.

Intégralité de la déclaration

Publié dans : résistance pédagogique
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 23 juillet 2009 4 23 /07 /Juil /2009 14:06


 

Saint-Cloud, le 10 juillet 2009



Le bureau national de la Fédération des APAJH en sa séance du 10 juillet 2009 a analysé l'amendement gouvernemental voté lors de l'examen par l'Assemblée Nationale de la loi sur la mobilité dans la Fonction Publique concernant les auxiliaires de vie scolaire.


La Fédération des APAJH rappelle son attachement permanent au droit à la scolarisation des enfants et des jeunes en situation de handicap, droit reconnu - enfin - par la loi du 11 février 2005, souligne la nécessité et l'importance capitales d'un accueil et d'un accompagnement diversifié des enfants scolarisés à temps plein ou partagé, dans un établissement scolaire « ordinaire ». Chaque élève en situation de handicap présente des besoins particuliers qui sont déclinés dans son « projet personnalisé de scolarisation », défini par la Commission des droits et de l'autonomie, après une analyse individuelle de sa situation et de ses besoins.


La Fédération des APAJH réaffirme la responsabilité de l'Education Nationale en matière d'accessibilité. Les modalités de l'accueil et de l'accompagnement relèvent avant tout de l'établissement scolaire, de ses personnels, enseignants, non enseignants, titulaires ou à défaut (et nous le regrettons) vacataires et donc de l'information et la formation de tous ces personnels.


Faute de volonté politique, le problème des personnels d'accompagnement n'a jamais été véritablement abordé, de même que celui de la formation qualifiante, leur permettant, au titre par exemple, de la validation des acquis de l'expérience (VAE), de s'orienter vers des carrières pour lesquelles leur expérience de l'accompagnement des enfants en situation de handicap, constitue une solide préparation qui pourrait être utilement valorisée dans des champs professionnels existants, à l'instar des assistants d'éducation qui poursuivent des études universitaires conduisant à des qualifications validées.


Faute de cet effort, réclamé depuis longtemps par les associations représentatives du champ du handicap, on s'oriente aujourd'hui vers un transfert de cette responsabilité fondamentale de l'Education Nationale vers d'autres organismes.


Cette mesure législative est contraire à l'intérêt de tous les enfants en situation de handicap. La Fédération des APAJH est prête, bien sûr, à participer à toute réflexion de fond sur ce problème éminemment complexe et souhaite que les pouvoirs publics, en toute responsabilité, en traitent tous les aspects et pas seulement l'urgence immédiate.


Pour la Fédération des APAJH la seule urgence est que le jour de la rentrée chaque enfant en situation de handicap dispose, si le besoin est avéré, d'un auxiliaire de vie scolaire.


Source

Publié dans : divers
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 20 juillet 2009 1 20 /07 /Juil /2009 11:12


Suite aux réponses insignifiantes du ministre Luc Chatel à diverses questions écrites de parlementaires sur le fichier Base élèves, le CNRBE (Collectif National de Résistance à Base Elèves) tient à rectifier certains faits et apporter des éléments de réponse que le ministre a curieusement omis de transmettre à la représentation nationale. Un courrier qui sera envoyé à tous les députés et sénateurs.

Collectif National de Résistance à Base Elèves
le 18 juillet 2009

À Mesdames et messieurs les députés,
À Mesdames et messieurs les sénateurs,

Le 2 juillet 2009, M. Luc Chatel a répondu à plusieurs questions écrites concernant le traitement de données à caractère personnel « Base élèves 1er degré »(...) Diverses questions avaient déjà été posées à ce sujet par plusieurs députés au cours des années 2008 (5) et 2007. La question posée le 3 juillet 2008 par Gérard Miquel (6) est en attente de réponse.

Les réponses de M. Luc Chatel ne prennent pas en compte ni les conclusions générales du Comité des droits de l'enfant de l'ONU formulées le 11 juin 2009, ni les contestations des citoyens. C'est pourquoi nous vous communiquons en annexes :

  • les conclusions du Comité des droits de l'enfant concernant le fichage des enfants (7)
  • la demande de notre collectif adressée à M. Luc Chatel, après nos nombreuses études concernant ce sujet (8).

Le traitement Base élèves, obligatoire pour tous les enfants, a été mis en place sans que le parlement ait eu à en débattre, par un simple arrêté, presque quatre ans après le début de la collecte des données. Ce fichage comporte de nombreuses irrégularités et est fortement contesté depuis plusieurs années par de nombreux parents, enseignants, simples citoyens, syndicats, élus, associations. Un millier de parents a déjà porté plainte. En conscience, des directeurs d'école ont refusé d'inscrire leurs élèves dans Base élèves et ont été de ce fait sanctionnés, preuve que ce fichage n'a pu avancer que par les menaces. Les questions des députés et sénateurs et les réponses du Ministre de l'Education Nationale nous amènent à porter plusieurs points rectificatifs ou complémentaires à votre connaissance :

  • Disposant des documents de déclaration à la CNIL après saisine de la CADA, nous confirmons qu'il existe bien une Base nationale qui conserve une partie des données à caractère personnel 35 ans. Mais cette Base n'ayant fait l'objet d'aucune loi, décret ou arrêté, elle n'a pas été portée à la connaissance du législateur et a fortiori du citoyen.
  • Nous confirmons aussi que des recherches d'enfant sont pratiquées de manière automatique par Base élèves. (...) Ces recherches automatiques échappent par définition à la vigilance des citoyens - en particulier, sans que les directeurs d'écoles en soit informés - et pourraient conduire des parents à ne pas scolariser leur(s) enfant(s) en cas de situation irrégulière.
  • La loi relative à la prévention de la délinquance du 7 mars 2007 a modifié le code de l'Education a posteriori (Base élèves date de 2004), et les fichiers des élèves jouent un rôle nouveau dans des projets interministériels mettant en œuvre de nombreuses interconnexions.
  • L'école devient un lieu de détection, ce qui est contraire à la CIDE. (Convention Internationale des Droits de l'Enfant)
  • D'autre part, quand bien même Base élèves faciliterait le travail des directeurs - et ce n'est pas le cas - cela ne peut se faire au détriment des droits des enfants.
  • Les projets d'utilisation de l'INE pour collecter de nouvelles données sur les enfants (évaluations, compétences...), malgré des systèmes de primes, ne manqueront pas de faire naître encore des oppositions de parents et d'enseignants convaincus que les enfants doivent pouvoir grandir sans être tracés.

Face à la surenchère de fichiers et l'impossible sécurisation des systèmes via internet, nous vous demandons de protéger particulièrement les enfants. A l'heure où il est demandé aux enseignants d'éduquer leurs élèves à la protection des données personnelles, le fichage des enfants est une problématique essentielle qui se pose au-delà des clivages politiques.

Nous vous demandons donc de bien vouloir interpeller à nouveau M. le ministre de l'Éducation Nationale, afin notamment que les recommandations du Comité des droits de l'enfant de l'ONU soient respectées, et d'intervenir pour la levée des sanctions - allant jusqu'au retrait de fonctions de directeur et mutation d'office - prises envers les directeurs d'école qui dans cette affaire, ont toujours pris en compte l'intérêt supérieur de l'enfant. A l'instar du fichier «G.A.M.I.N.» (Gestion Automatisée de Médecine INfantile) dans les années 70, l'opposition que Base élèves a soulevé chez de nombreux citoyens doit être entendue, portée par les députés et les sénateurs.

Nous demandons une vraie protection des données relatives aux enfants et à leurs proches recueillies dans le cadre de leur scolarité : aucune donnée nominative ne doit sortir des établissements. Nous vous remercions pour l'attention que vous voudrez bien porter à ce dossier et nous tenons à votre disposition.

(...)


Source :
Collectif National de Résistance à Base Elèves contre le fichage à l'école
à consulter notamment pour les annexes.

Publié dans : Base élèves
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Présentation

Calendrier

Mai 2012
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Désobéisseurs : 5 juillet

Ils sont 2835
dans 43 départements

Université d'été des enseignants du primaire en résistance
26 et 27 août à Montpellier,


NE LAISSEZ PAS FAIRE
POUR DÉFENDRE VOTRE HÔPITAL PUBLIC ASSURANT
L’ACCÈS ÉGAL POUR TOUS À DES SOINS DE QUALITÉ,
SIGNEZ LA PÉTITION NATIONALE QUI SERA ADRESSÉE
AU PARLEMENT ET AU GOUVERNEMENT


Quelle école pour demain ?

Un
diaporama qui explique de façon claire et précise la réforme.




ECOLE EN DANGER communiqués


Communiqué
sur la répression des
enseignants-désobéisseurs


APPEL DU 18 JUIN 2009

DIMANCHE 17 MAI 2009
« Ils veulent couler l’école, Remettons-la à flot ! »

"Ecole en danger"
Qui sommes-nous ?


Contact

Pour envoyer un mail, cliquez ici

CONTACT

Album photos


Recherche

Syndication

  • Flux RSS des articles
 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus